RevFR_ParaIleles

Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta dans Para-Il=èles. Photo: Lisa Roze

Para-ll-èles Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta

Théâtre des Champs-Elysées, Paris

Depuis leur retraite de l’Opéra de Paris, ce couple dynamique a bien su s’occuper, notamment avec la création de leur propre centre de formation le “LAAC”, abrité au Théâtre des Champs-Elysées. Para-ll-èles est un duo chorégraphié et interprété par eux-mêmes. Il représente l’idée selon laquelle deux êtres différents peuvent créer un ensemble équilibré. Yin et Yang – la vie en couple. Avouons que le concept n’est pas tout à fait original. Le Riche et Osta ont collaboré avec le compositeur Matthieu Cheddid (-M-), qui nous propose une partition excellente, pleine de belles ambiances modernes. Les lumières, vraiment ingénieuses, étaient de Jean-Michel Désiré. Leur chorégraphie est principalement de nature classique, et le ballet s’organisait dans des chapitres distincts. Chaque séquence avait sa propre identité, d’un pas de deux sur pointe, jusqu’aux isolations robotiques. Malheureusement, quelques parties fonctionnaient mieux que d’autres, les plus subtiles et abstraites ont sauvé les plus stéréotypées et évidentes. Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta dans Para-Il=èles. Photo: Lisa Roze Quelques-uns de ces fragments se composaient de pas très académiques juxtaposés à des mouvements plus néo-classiques, sans véritable cohésion. Des moments très virtuoses (manèges, batteries, sauts de basques, grandes pirouettes…) coincés entre d’autres mouvements, donnaient des transitions perturbantes. On aurait dit qu’ils cherchaient encore comment réunir ces éléments pour créer leur propre voix et style. D’autres moments passaient agréablement, comme la séquence de contact à la contemporaine, avec ses changements de dynamique et du partenariat en déséquilibre captivant. L’harmonie du mouvement entre eux était palpable. Le Riche et Osta ont une excellente présence scénique. La tendresse succédant à l’humour, la joie, le doute, résonnaient grâce à leur qualité artistique. Malgré le manque de langage vraiment cohérent dans la chorégraphie, leur charisme aura conquis le public. Oli Speers