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Théâtre du Corps - Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault dans Je t’ai rencontré par hasard. Photo: Pascal Elliott

Théâtre du Corps Je t'ai rencontré par hasard

Folies Bergères, Paris

Je t'ai rencontré par hasard est la dernière création de Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault pour leur compagnie le Théâtre du corps qui vient de célébrer ses 10 ans. Dans cette pièce, ils explorent tout ce qui concerne les liens du couple, mais également la notion de « solitude ensemble ». Le spectacle propose une première partie de 30 minutes de piano avec Yannaël Quenel. Une ouverture inattendue avant de la danse, mais néanmoins bienvenue. En revanche, la soirée tend à s'allonger car il faut encore compter 20 minutes d’entracte avant le ballet. Théâtre du Corps - Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault dans Je t’ai rencontré par hasard. Photo: Pascal Elliott Je t’ai rencontré par hasard est une œuvre musicalement très éclectique, mélangeant également quelques textes. Cette variété reflète intelligemment le message du spectacle, mais bien que certains extraits permettent au public de mieux aborder le propos, d’autres paraissent un peu lourds. Les décors minimalistes sont efficaces et illustrent bien la narration. Mais la palme revient aux lumières d’Eric Valentin et Damien Chavant. Pietragalla et Derouault sont pleins de belles idées. Chaque tableau glisse aisément vers le suivant. Leurs mouvements sont précis, très synchronisés et bien caractérisés afin de démonter chaque émotion désirée. Nous avons ressenti le suspens qui menait aux moments de contact, l’humeur dans la routine, aussi bien que les passages à l'unisson ou en canon qui ont permis une cohésion. Ceci dit, notamment en deuxième partie, les mouvements pouvaient paraître trop similaires et redondants, comme trop de petites isolations saccadées. Alors, la chorégraphie aurait pu évoluer pour trouver une résolution. Théâtre du Corps - Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault dans Je t’ai rencontré par hasard. Photo: Pascal Elliott La nature même de ce spectacle est un peu « cérébrale », en partie à cause du message exprimé, mais également en raison d'une chorégraphie qui peut sembler parfois un peu égocentrique. En effet, on peut parfois avoir l'impression qu'ils se font plaisir, entrecoupant les moments essentiels de ce beau ballet de quelques longueurs. Oli Speers