DANCE EUROPE EN FRANÇAIS

 Palais Garnier. Photo: Emma Kauldhar
Dance Europe en Français
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Opéra de Paris dans Tar and Feathers. © Emma Kauldhar
Jirí Kylián
FRANÇOIS FARGUE


Aurélie Dupont aura donc choisi de remplacer la soirée Tudor/Millepied par un programme Kylián. Millepied aurait annoncé ne pas pouvoir assurer sa nouvelle création. Dommage. Chorégraphe plus axé sur l’abstraction, on aurait aimé découvrir ce qu’il avait imaginé faire autour de la célébrissime chanteuse Barbara. Et puis, le célèbre Tudor reste largement méconnu en France. On ne présente en revanche plus Kylián, habitué de ces lieux. Ni Bella Figura, œuvre phare du maitre Tchèque, qui ouvrait cette soirée. Pièce funambule, quasi somnambule, Bella Figura est un rêve éveillé qu’un seul faux pas suffirait à briser. Mais les danseurs de l’opéra sont suffisamment experts en cette matière des songes pour faire vivre le rêve sans écueil. En apesanteur dans les lourds replis de velours d’un rideau de scène, Eva Grinsztajn est fabuleuse.  LIRE LA SUITE




Léonore Baulac
A lire dans l’édition­ de décembre de Dance­ Europe : une intervi­ew de Léonore Baulac,­ première danseuse à ­l’Opéra de Paris, rec­ueillie par Oli Speer­s.

Léonore s'est confié­e à Dance Europe dans­ une interview en tou­te intimité, sous les­ coupoles de l'Opéra. La première danseuse­ est entrée dans la c­ompagnie en tant que ­quadrille en 2008. El­le est promue coryphé­e au terme de cinq an­nées de patience. La ­jeune danseuse nous e­xplique qu’elle était­ d'abord souvent dist­ribuée comme remplaça­nte, les occasions­ d'être sur scène éta­ient donc rares. Elle­ affirme avoir beauco­up aimé danser dans l­e corps de  ballet, mais qu'il était ­difficile d'aller au ­cours tous les jours ­et puis de ne pas mon­ter sur scène. Elle a­ donc savouré les que­lques occasions qui l­ui se sont présentées­, comme notamment dan­s Rain d’Anne Teresa ­de Keersmaeker et In ­the Middle Somewhat E­levated de Forsythe. ­On découvre ensuite c­omment sa carrière s'­est envolée à partir ­de 2014. Elle doit be­aucoup à Benjamin Mill­epied qui a détecté s­on potentiel et lui a­ donné sa chance en l­a mettant dans trois ­de ses créations. Plu­s récemment Léonore a­ dansé dans Blake Wor­ks I, de Forsythe. Dans son interview, v­ous l'entendrez évoqu­er sur ses rôles de C­lara et Juliette acco­mpagnés par Germain L­ouvet, dernièrement p­romu premier danseur ­au concours annuel. L­e mois dernier, ils o­nt également dansé en­semble Sonatine dans ­le programme Balanchi­ne. Enfin, Léonore nous ­raconte ses débuts da­ns la danse, sa vie e­n dehors de l’Opéra e­t ses aspirations pou­r l’avenir. Léonore Baulac danse­ra le Pas de Trois da­ns Le Lac des Cygnes ­de Noureev à l’Opéra ­Bastille, du 5 au 31 ­décembre 2016.



Opéra de Paris - Léonore Baulac et Germain Louvet dans Sonatine de Balanchine. © Emma Kauldhar

Opéra de Paris - George Balanchine
OLI SPEERS

L'Opéra de Paris nous a présenté un programme varié de ballets de George Balanchine. Nous apprécions la palette riche de ce chorégraphe, même si la soirée était peut-être un peu longue au final. Le spectacle s'est ouvert avec Mozartiana, un ballet assez peu remonté malgré son intérêt artistique évident. On retrouve ici l'amour de Balanchine pour la danse baroque. Mathias Heymann dans le premier rôle était remarquable avec sa technique brillante et son charisme contagieux. Sa partenaire, Myriam Ould-Braham paraissait un peu effacée à côté de lui, son corps et ses facilités font rêver certes, mais son interprétation un peu naïve manquait de rayonnement. Dans le rôle soliste, Fabien Révillion nous a éblouit par son énergie et son caractère dans une variation difficile. LIRE LA SUITE



St Petersburg Ballet Theatre dans Her Name Was Carmen. © Emma Kauldhar

St Petersburg Ballet Theatre
GERARD DAVIS

Le St Petersburg Ballet Theatre et son étoile Irina Kolesnikova, sont connus pour leurs grandes productions traditionnelles et conventionnelles, qui tournent dans le monde entier, telles que Le Lac des Cygnes, Giselle et La Bayadère. Il est donc d’abord surprenant qu'ils aient commissionné une création, mais surtout qu’ils profitent de l'occasion pour se pencher sur la crise des réfugiés Syriens, en abordant le trafic d’êtres humains et la Mafia, c'est tout à fait inattendu! Cependant, malgré toutes les bonnes intentions dont je ne doute pas, d'un point de vue purement artistique et théâtral, Her Name Was Carmen était un vrai chantier. LIRE LA SUITE


Le Ballet Bolshoi - Anna Tikhomirova dans Flames de Paris de Ratmansky

Le Bolshoi Ballet en Londres
LYDIA RADETSKY

Cette année nous célébrons le 60ème anniversaire depuis que le Bolshoi Ballet a donné ses premiers spectacles à Londres. C'était également la tournée inaugurale au Royaume-Unis avec leur nouveau directeur Makhar Vaziev qui a remplacé Sergei Filin en début d'année.La compagnie a mis à l'affiche cinq grands ballets, dont le premier était une nouvelle production de Don Quichotte par Alexei Fadeyechev. La soirée d'ouverture mettait en scène Olga Smirnova, une danseuse lyrique aux proportions parfaites, promue en tant que première danseuse cette année, ainsi que Denis Rodkin. Malgré toutes ses qualités, Smirnova n'est peut-être pas un choix évident pour Quitterie, mais on ne pourra pas nier qu'elle a attaqué le rôle avec ferveur, et que sa technique était impeccable. Rodkin dansait le rôle de Basile qui lui allait comme un gant, avec ses sauts effervescents et son sourire charmeur. LIRE LA SUITE